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Originaire
de Figeac, dans le Lot (Midi-Pyrénées), fils de libraire,
Jean-François Champollion n'a que 9 ans lorsqu'il commence à s'intéresser à
l'expédition Égyptienne de Bonaparte. Les dessins des textes hiéroglyphiques réalisés
par les scientifiques français l'émerveillent. Bien qu'il soit encore un enfant, c'est à cet âge qu'il
tombe
éperdument amoureux de ce mystérieux dialecte et, c'est aussi à l'âge de 9 ans qu'il
décide d'y consacrer
sa vie.
Avant ses
10 ans, il lit les textes originaux de VIRGILE, poète latin (environ 70 av.-J.C
- 19 av-J.C) et d'HOMÈRE, le plus célèbre des poètes Grec (aux environs de 850
av-J.C).
A 11 ans,
il quitte son village natal pour rejoindre son frère aîné, Jacques-Joseph, à
Grenoble. Celui-ci, s'apercevant des grandes facultés mentales de son cadet,
décide de le scolariser.
Les années
que Jean-François Champollion passe à l'école ne furent pas des plus
brillantes. L'enseignement de ses professeurs ne l'intéresse pas.
En
revanche, il passe tout son temps libre à étudier seul et discrètement, les
Civilisations Antiques Orientales. Rapidement,
il parvient, en plus du Grec et du Latin qu'il maîtrise déjà, à lire le Chaldéen,
le Syriaque,
l'Éthiopien, l'Hébreux et l'Arabe.
A 17 ans,
de passage à Paris, il déchiffre des vieux manuscrits, rédigés en Copte, que
détient la Bibliothèque Nationale.
Doté d'un véritable esprit de génie, il est nommé, à 19 ans, Professeur d'Histoire
Ancienne, à la Faculté des Lettres de Grenoble.
A 20 ans,
il rédige "L'Écriture des Égyptiens", en soutenant que le Copte
serait une forme moderne de l'Écriture Hiéroglyphique.
Vers 1815,
à la chute de Napoléon Bonaparte, J.F Champollion, qui est un de ses
partisans, séjourne un moment en prison. Il retournera ensuite à Figeac.
A 27 ans,
il rédige un Dictionnaire de Grammaire de la langue Copte puis, il se penche
sur la fameuse Pierre de Rosette.
Un soir,
alors qu'il étudie inlassablement la vielle écriture, Il réussit à déchiffrer
un Cartouche (signe ovale renferment les noms) de RAMSÈS II, recopié dans le célèbre
Temple d'Abou-Simbel. Surexcité, laissant s'exclamer sa joie, il réveille son frère
aîné avant de sombrer dans un coma de cinq jours, dû au
surmenage et à la forte intensité des émotions subies.
En 1822, il écrit la Lettre Historique, relative à l'Écriture des Hiéroglyphes
Phonétiques, à Mr Dacier.
En 1828, âgé de 38 ans, J.F Champollion se rend pour la première fois en Égypte. Il
s'adapte parfaitement à la vie quotidienne, se laisse pousser la barbe,
s'habille à l'égyptienne, il se fond dans la population. Il parcourt l'Égypte du Delta à la
deuxième
Cataracte. Il visite la plupart des sites
archéologiques, déjà répertoriés, et apporte de nettes améliorations aux notes
et dessins des scientifiques de Napoléon. Il rencontre le Pacha Méhémet Ali
auquel il propose un plan de sauvetage des monuments anciens et duquel il obtint
l'actuel Obélisque de la place de la Concorde à Paris, provenant de Louxor.
Malgré sa
goutte, qui le faisait horriblement souffrir, J.F Champollion demeura toutefois
quinze mois en Égypte avant de rentrer en France. Durant cette période, il
amassa, comme il le disait, assez de travail pour une vie.
Noël 1832, âgé de 42 ans, J.F Champollion, usé par le labeur de son travail, est frappé
d'une crise d'Apoplexie. La terrible maladie qui
l'oblige à rester
alité le terrasse en deux mois.
Jean-François
CHAMPOLLION, qui a sûrement rejoint THOT, Dieu des scribes et de l'écriture,
disparu avec un seul regret, celui de n'avoir pu terminer son oeuvre
Pharaonique de la Compréhension de l'Écriture Hiéroglyphique. |